"L’innovation agro-technologique: nouvel enjeu de développement économique en Languedoc-Roussillon. Etat des lieux, synergies et perspectives d’avenir." Auteur de l'étude: Olivier Zébic.
L’innovation technologique est une condition nécessaire mais pas suffisante pour améliorer la compétitivité d’une entreprise, et a fortiori d’un territoire.
Pour le secteur agricole confronté à des mutations profondes, l’innovation apparaît comme l’un des moyens au service d’une stratégie de différenciation (création de nouveaux produits et réduction des coûts de production) ou d’une stratégie coût-volume (réduction des coûts de production).
Objectifs de l’étude
- réaliser un état des lieux des agrotechnologies aujourd’hui
- identifier les agrotechnologies de demain
- réaliser un état des lieux du secteur des agrotechnologies en Languedoc-Roussillon et d’en identifier les forces et les faiblesses
- mieux connaître les entreprises agrotechnologiques régionales et recueillir leurs besoins en termes de mutualisation
- proposer des conclusions et recommandations opérationnelles
Constats de l'étude
- Les entreprises agroTIC sont d’abord des entreprises avec une culture agro.
- 26% des entreprises agroTIC ont peur de l’arrivée d’un concurrent plus performant et moins cher, ce qui constitue un problème marketing et technologique.
- La région Languedoc-Roussillon est structurée pour les entreprises agroTIC.
- Il n’y a pas la masse critique d’entreprises agroTIC contrairement au secteur TIC et santé.
- Les entreprises agroTIC ont l’accès au marché, le marché agro étant un applicatif parmi d’autres pour les entreprises TIC.
- Le secteur agricole n’a pas la capacité financière d’autres secteurs, ce qui pose des problèmes de rentabilisation de la R&D.
Recommandations de l'étude
- Les collaborations R&D et commerciales entre les entreprises agro, agroTIC et TIC sont nécessaires.
- Le faible nombre d’entreprises agroTIC et leur petite taille ne font pas retenir l’idée d’une plate-forme physique. Néanmoins, leur attente forte est de rencontrer leurs homologues. Il faudrait peut-être plutôt regrouper les offres.
- Une structure privée externe chargée d’identifier les TIC transférables à l’agro, de réaliser une veille lointaine, de constituer un cahier de doléances à destination de la recherche, et d’impliquer les étudiants agroTIC dans cette démarche, serait créatrice de valeur.
- La spécialisation agroTIC de Montpellier SupAgro pourrait être un réservoir de futurs projets d’entreprises.
- Les techniciens agricoles sont les utilisateurs et les prescripteurs des TIC. Une formation BTS ou licence AgroTIC aurait du sens. Elle n’existe pas aujourd’hui en France.
- Une offre R&D pour voir à 5 k€ peut inciter les entreprises agro à devenir agroTIC.
- Partager des bases de données trop onéreuses (données climatiques, règlementation phytosanitaires) entre entreprises agroTIC pour favoriser l’émergence de services innovants.
- Faire communiquer les agroTIC entre elles (capteurs, OAD etc.) ; la plate-forme Innotis est une initiative régionale qui va dans ce sens et dont les réseaux comme Vinseo pourraient faire la promotion.
- Transférer de l’intelligence dans les agroTIC. L’intelligence artificielle et la chimiométrie sont des leviers de croissance exceptionnels trop peu utilisés. La plate-forme HPC@LR est un élément de réponse, à démocratiser et vulgariser par l’exemple.
- Favoriser l’intégration de la robotique dans le monde agro, notamment dans un objectif de réduction des coûts de production (automatisation, mécanisation). De plus, les compétences en recherche sont fortes en région.
- Favoriser le développement de l’optique-photonique dans le monde agro.
- Innover dans le domaine de la spatialisation de l’information et de son partage, notamment avec l’aspect communautaire.
- De façon générale, favoriser les programmes R&D orientés réduction des coûts de production et les projets collaboratifs R&D sur les thématiques robotique, optique-photonique, traitement de données, spatialisation et partage des informations.
- Pour continuer dans le sens de cette présente étude, nous pensons qu’il serait pertinent d’appréhender les agro-biotechnologies, non abordées ici. Elles constituent des leviers de croissance importants, et nous avons pu identifier une réceptivité forte de certains grands acteurs pour ces solutions.
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Rapport final (pdf 2.64 Mo)
A propos de l'auteur
Ingénieur Agronome et Œnologue de Montpellier SupAgro, Olivier Zébic est Directeur Associé du Cabinet éponyme. Ce cabinet basé à Montpellier propose plusieurs services autour de l'innovation :
- développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants : chef de projet/produit externe
- faisabilité technique et commerciale
- études de marché, études d'image
- enquêtes
- études autour des nouvelles technologies en agriculture, agroalimentaire, viticulture-œnologieconseil technologique innovant en viticulture-œnologie
Olivier Zébic est également co-fondateur du réseau Vinseo, ancien dirigeant et co-fondateur de sociétés technologies innovantes avec lesquelles il a été de nombreuses fois lauréat de concours prestigieux autour de l’innovation technologique, auteur d’ouvrages de vulgarisation scientifique et technique, et intervenant à Montpellier SupAgro.
Une étude commanditée par le Pôle de compétitivité Qualiméditerranée en collaboration avec Vinseo avec le soutien du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon et de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt du Languedoc-Roussillon.






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